Les premiers « bumps » sur la route

Bump Ahead

Mon dernier billet date de novembre de l’an passé. J’ai été pas mal occupé à structurer mon entreprise, chercher des clients, du travail et remplir toute la paperasse gouvernementale et légale que comporte ce genre de démarche. Je crois avoir passé plus de temps à remplir des formulaires et à me déplacer d’un endroit à l’autre qu’à vraiment travailler. Au fond, c’est simple : aussitôt que je croyais avoir terminé avec un dossier précis, il y avait autre chose qui tombait sur mon bureau. L’enregistrement de la compagnie auprès de Revenu Québec, la demande de subvention au SAJE, le plan d’affaire, le site web, les inscriptions sur différents sites web et médias sociaux pour le référencement, les cartes d’affaire, les lettres d’intention, les rendez-vous à la banque pour le compte chèque et la carte de crédit et mille et une autres formalités… Dans la foulée, étant donné que ma compagnie est enregistrée et que j’en suis le responsable, je croyais naïvement que mes assurances personnelles couvriraient aussi ma compagnie, surtout que mon local est une pièce dans mon logement.

Ça ne s’est pas passé comme ça, finalement. Pis tellement pas, là.

Premièrement, ma demande de subvention au SAJE a été refusée. Ils sont restés évasifs sur les raisons et je n’ai pas vraiment insisté pour en savoir plus, déjà que j’ai passé beaucoup de temps sur cette présentation et que mon agent m’a dit avant et après ma présentation que c’était pratiquement « dans la poche ». Toujours est-il que non, ça ne marchera pas.

Ensuite, j’en reviens aux assurances. Mon propriétaire m’a demandé de me renseigner si oui, à 100%, j’étais couvert par mes assurances en cas de sinistre avec mon atelier. Et avec raison. Autant pour lui que pour moi, aussi bien faire ça de la façon la plus safe possible. Et non, des assurances telles que les miennes ne couvrent pas ce genre d’activités commerciales. Je magasine donc des assurances commerciales… et c’est impossible dans mon secteur d’activités d’avoir des assurances commerciales dans un immeuble résidentiel.

Je me retrouve donc devant un méchant bump sur ma route. On peut pratiquement parler d’un mur. J’ai arrêté toute activité commerciale. Je ne veux pas me mettre moi ou mon entourage à risque. J’en reviens donc à ma question initiale, celle que je me posais quand j’ai décidé d’arrêter le web :  « Ok. Mais asteur, qu’est-ce qu’on fait? » J’ai quelques solutions. Je ne sais pas encore laquelle est la meilleure et/ou laquelle je choisirai.

Option 1 : Je trouve miraculeusement et à des prix incroyablement hauts une assurance qui me prendra dans la situation actuelle (avec l’achat d’un dépoussiéreur et autres machineries coûteuses mais qui rendra ma shop plus sécuritaire aux yeux des assureurs). Je continue à faire ce que je faisais et tout va bien, juste une grosse peur.

Option 2 : Je loue un espace commercial pour continuer mon projet. J’ai regardé les prix à Montréal et ça m’a donné des palpitations tellement c’est cher pour 4 murs en bétons. C’est plus cher que mon loyer et je vois difficilement comment je vais arriver à payer les deux et à vivre convenablement. Je dois donc déménager dans un logement beaucoup plus petit pour compenser ma perte.

Option 3 : Je mets le projet sur la glace, le temps d’acheter une maison à la campagne. Mais pour ce faire, je dois ramasser un cash down avec l’aide de ma blonde pour un achat rapide de la dite maison. C’était un projet qu’on avait déjà en commun mais qu’on avait mis sur la glace, le temps que l’Atelier roule bien. On a peut-être pris ce problème à l’envers mais il n’est pas trop tard pour le reprendre en main.

L’option 3 me semble la plus envisageable. Ça fait mal de savoir que je vais mettre mon entreprise sur la glace pendant au moins 2 ans, le temps de ramasser assez de sous pour acheter la maison, déménager, restabiliser les finances, etc puis finalement pour repartir la shop mais… ça me semble la plus réaliste.

Et vous, qu’est-ce que vous feriez dans une telle situation? Est-ce qu’une solution n’a pas été envisagée? Vos propositions sont les bienvenues. En espérant vous revenir avec de meilleures nouvelles dans mes prochains billets…

Vers un changement professionel

Ça y est. J’ai fait le grand pas. Je ne suis plus développeur web à temps plein. J’ai pris la décision il y a quelque temps de faire un changement professionel. J’ai donc passé l’été à me concentrer et à chercher à quoi je pourrais passer mes journées si je ne fais plus de web. Je démarre mon entreprise de création de meubles et accessoires customs. Après quelques mois à travailler sur mon Atelier, je peux vous confirmer que je suis plus que satisfait de la tournure des choses. Ce texte vous expliquera les pourquoi et comment que je suis arrivé à cette solution dans ma vie professionelle.

La descente

Ça a commencé l’hiver dernier. Je dormais mal, je pensais à toute sorte de choses désagréables. J’étais rendu à 180lbs et malgré que je le sache, je n’avais pas l’énergie de me remettre en forme. Je passais mes journées complètes devant l’ordinateur au travail et la soirée aussi, à regarder du monde s’obstiner sur dix milles sujets insignifiants sur Facebook. Je ne sais pas si c’était pour ces raisons ou le manque de lumière ou encore la période de léthargie du Canadiens mais reste que, comme mon père le dit souvent, j’avais le « cordon du coeur qui trainait dans marde ».

J’étais tanné de répéter les mêmes choses encore et encore au travail. Le code HTML, le style CSS, le code JS, mise en ligne, SEO, et on recommence ad nauseam. Ce n’est pas tant que j’avais l’impression d’avoir fait le tour de la profession mais la branche dans laquelle je travaillais redemandait constamment de refaire encore et encore la même chose. Un gars s’écoeure. S’ajoutant à cela quelques épreuves de la vie (mortalité dans ma famille, maladie, etc), disons simplement que mon optimisme habituel en a pris un coup. J’ai commencé à faire de l’insomnie. Mais pas de la petite insomnie banale où l’on dort 2h par nuit pendant quelque jours… non. La vraie insomnie. Celle qui nous empêche de dormir carrément pendant une semaine. Celle qui fait en sorte qu’on ne sait plus si on est éveillé ou endormi. Celle qui donne l’impression que le temps s’est arrêté et que les couleurs de la vie t’ont remis leur 4%. Au mois de juin, j’ai consulté un médecin qui m’a mis en congé maladie pour épuisement professionel.

J’en revenais pas encore. Moi ça, en épuisement professionel? J’étais écoeuré, oui. Je voulais revenir à une vie normale mais épuisé… j’sais pas. Mais j’ai quand même suivi les conseils du médecin et j’ai pris du temps pour me concentrer sur moi-même. Est-ce que j’étais vraiment heureux à faire ce que je faisais? Est-ce que je retournerais faire ce que je faisais dans les conditions actuelles? … et la réponse est non. J’en pouvais plus de ne pas bouger, de ne pas être considéré à mon plein potentiel et de ne pas avoir l’impression que j’allais laisser ma trace dans cette vie avec quelque chose dont j’étais fier. Il fallait que ça change. La question était comment ça allait changer.

Le changement professionel

Ok. Disons que je décide d’arrêter de faire du web… vers quoi je me tourne? Est-ce que je retourne à l’école pour apprendre un nouveau métier? Est-ce que je me trouve une jobinne dans un Canadian Tire ou chez Costco en attendant de retrouver le goût de faire du web? Ces questions me paraissaient légitimes mais ce n’est pas ce à quoi j’aspirais. Pas que je méprise ces compagnies ou que l’idée de m’instruire me répugne, loin de là. Mais je désirais être mon propre patron et pas dans 5 ans, maintenant. J’ai donc continué mon introspection. En quoi j’ai du talent? De quoi vivent ceux que je respecte le plus?

Du plus loin que je me rappelle de ma jeunesse, j’avais trois types de jouets favoris. Ma tablette à dessin, mes blocs Légo et… l’atelier de mon père. J’ai toujours aimé y être. J’ai appris très jeune à travailler et traiter le bois dans cette grande pièce du sous-sol qui sentait la sciure et le vernis. Je pouvais passer des heures à regarder mon père travailler sur un morceau de bois et en faire quelque chose de magnifique. En grandissant, j’ai moi-même fait plusieurs réparations sur mes meubles (je n’en ai jamais acheté de neuf) et ça m’a toujours apporté une certaine fierté.

J’ai aussi eu quelques expériences avec le métal, matière très intéressante à couper, soudre et modeler selon mes besoins. À l’adolescence, j’ai commencé un DEP en tant que soudeur-monteur. Ma santé, toutefois, ne m’a pas permis de continuer dans ce métier. Du moins pas à temps plein.

À quelques occasions, j’ai essayé de travailler comme développeur web à mon compte. Ça a été les plus belles années de ma vie mais ça n’était pas assez payant comparativement à travailler pour une boîte de production. J’ai donc toujours retourné travailler pour quelqu’un d’autre, m’assurant ainsi un revenu mais me rendant un peu morose de ne pas avoir réussi à en vivre par moi-même.

Je crois que je ne me trompais pas de beaucoup en pensant que je tenais une piste de métier avec ces quelques retours dans le passé. En gros, j’ai trouvé ma solution de cette façon. J’allais me partir à mon compte en fabricant des meubles et des accessoires en bois et en métal. Ces matériaux seront récupérés la plupart du temps et une possibilité de restaurer des objets défraîchis pour certains clients est même possible. Ça commence à devenir concret.

Le lancement d’entreprise

L’Atelier Bérard est officiellement née le 9 septembre 2015. La compagnie a été enregistrée aux taxes provinciales à cette date. Vient ensuite toute la paperasse qui en découle et, sans aucune surprise, le reste de la paperasse. Ce n’est pas du démarrage d’entreprise fait en broche à foin. Cette fois-ci, je veux vraiment y aller pour vrai et à fond. Je me renseigne sur les différentes subventions et prêts bancaires possibles afin de démarrer avec le plus d’avance possible. Les prêts ne sont pas intéressants mais une subvention du SAJE m’assurant un montant revenant à un an de salaire minimum, soit environ 21 000 dollars, en plus d’une formation gratuite en lancement d’entreprise était plus qu’intéressant. J’y ai donc consacré beaucoup de temps à monter une présentation, un plan d’affaire et toute la paperasse qui servira à ma compagnie. Il ne me reste plus qu’à faire ma présentation devant des juges de la compagnie afin d’être accepté. Cette présentation aura lieu le lundi le 30 novembre et j’aurai le verdict le mardi ou mercredi suivant. Vous pouvez comprendre à quel point je suis fébrile en ce moment! J’ai de bonnes chances d’avoir cette subvention et, la cerise sur le sundae, j’ai une super bonne réception avec des clients potentiels. Tout va super bien!

Finalement, pour en revenir au Web, je ne vais pas tout laisser tomber. Je garde quand même une porte ouverte à certains projets, que je ferai de la maison. J’adore en connaître toujours plus sur mes passions et si j’ai fait ce métier pendant plus de 10 ans, il y a une raison : j’aime ça. Mais plus au point d’y consacrer 40 heures et plus par semaine. De toute façon, le site pour mon Atelier, je vais toujours ben pas faire faire ça par quelqu’un d’autre! 😉

Pour ceux que ça intéresse, je vais laisser un lien vers le site du SAJE : http://www.sajeenaffaires.org/

Et comment pourais-je ne pas plugger ma propre shop? http://atelierberard.com

Comment rester à jour en tant que développeur Front-End

C’est une question qu’on s’est tous posé au moins une fois dans le métier. Il y a tellement d’idées, de philosophies et d’approches différentes que parfois, on s’y perd.

Ce soir, j’ai vu passer sur G+ (et oui, j’utilise ça, moi) un article vraiment intéressant qui va m’aider (et vous aider, chers lecteurs) à rester à jour dans mes connaissances. Le sujet : qui mènent le show et qu’est-ce qui est trendy en ce moment. En gros, l’article se sépare en 4 catégories :

  • Qui suivre sur les médias sociaux pour avoir de bons filons
  • Que sont les meilleures ressources pour nous aider
  • Quelles conférences valent le détour
  • Quelles pourraient être vos ressources personnelles (différentes et adaptées à chacun)

J’ai été ravi de faire cette découverte et je pense (j’espère) que ça vous interpellera également. Donnez-moi vos impressions dans la section commentaires!

Lien vers l’article (en anglais) : http://uptodate.frontendrescue.org/

L’odeur territoriale de M. Matou

Chaton, aussi adorable soit-il, peut nous laisser des petits cadeaux sur le tapis, nos vêtements, le siège d’auto ou tout autre tissus. Une p’tite pisse territoriale pour lui mais qui peut devenir une source malodorante pour nous, humains. Ça fait que… comment qu’on s’en débarrasse (de l’odeur, pas du chat)? Asseyons-nous tous ensemble que je vous raconte comment j’ai nettoyé l’intérieur de mon manteau de cuir.

J’ai fais des recherches sur les interwebs. Plusieurs recettes maison y sont disponibles mais la plupart contiennent les mêmes ingrédients. J’ai donc fait ma propre recette maison.

Ze recette

1ère étape

  • 2oz. de vinaigre
  • 2oz. d’eau

Vous mélangez ces deux ingrédients pour bien en imbiber la surface à nettoyer.

2e étape

  • 4oz. de peroxyde 3%
  • 1 c. à thé de bicarbonate de soude (d’la bonne vieille p’tite vache)
  • 3-4 gouttes de liquide à vaisselle

Vous mettez ça dans un vaporisateur et vous en aspergez la zone requérante. Attention : Ne gardez pas ce mélange dans une bouteille fermée ça le mélange de peroxyde et de bicarbonate dégage de l’oxygène. Vous ne voulez pas que ça vous pète dans face.

L’idée du peroxyde est de neutraliser l’odeur d’ammoniaque du pipi de M. Matou. Pour mon cas, ça a plutôt bien marché. J’ai quand même reproduit le processus deux fois, pour être sûr. Avez-vous déjà eu affaire avec ce type de problème? Si oui, comment vous en êtes-vous débarrassé? J’attends vos réponses et commentaires dans la section réservé à cette fin sous cet article!